Nature au jardin à Katzenthal

C+F

Dès l’arrivée dans ce jardin aux mille recoins, le chèvrefeuille embaume… Nous voilà à Katzenthal, chez Francine et Clément, dans un écrin de verdure d’une 20aine d’ares. Ici, le végétal est omniprésent et intimement lié au bâti. Il grimpe, il recouvre, il retombe, il s’accroche, il pousse sur les toitures… Beaucoup de plantes et de délicates touches fleuries invitent à la découverte de ce petit dédale au charme délicat. Des objets posés çà et là avec goût apportent une note colorée et décorative à l’ensemble.

Ils sont plusieurs à assurer l’entretien de ce jardin conçu pour demander le moins de travail possible : une majorité de plantes vivaces, rustiques et exigeant peu d’arrosage… Les plantes proviennent de coups de cœur ou d’échanges avec d’autres jardiniers.

« En temps investi, c’est presque rien ».

La visite guidée débute sur la terrasse ombragée, « là où les cosses d’une vénérable glycine éclatent en été, bombardant de belles graines les clients attablés ». Ébahissement devant le tronc de la fameuse glycine ! Quelques marches à gravir, un pommier « Cloche » à dépasser et nous voici à la hauteur d’une belle toiture végétale. C’est celle de la cave des vignerons, construite en 1999. Ensemencée d’une prairie fleurie la première année, la toiture change d’aspect au fil des ans. « Une année, il y n’avait quasiment que des marguerites». Aujourd’hui, c’est une impressionnante étendue de graminées, œillets, pimprenelle, sedums, origan marjolaine, millepertuis et autres beautés végétales. Une seule fauche par an durant l’été pour que les semences puissent mûrir… En toile de fond de cette prairie colorée : le fameux château du Wineck.

Plus loin, une petite zone humide accueille libellules et agrions. Des crapauds viennent pondre ici tous les ans. Un parfum délicieux flotte dans l’air : c’est un tilleul bourdonnant en pleine floraison. De petites surfaces enherbées – tantôt à l’ombre, tantôt au soleil – sont partiellement fauchées durant le printemps. De belles fleurs s’épanouissent tranquillement un peu partout : hortensia, rose, alchémille, buddléia, lavande, capucine, pivoine, grande pervenche… Les boutures d’un rosier ancien provenant du jardin de la grand-mère de Francine prospèrent ici. Et quel parfum !… Une vigne grimpe dans un pêcher, une autre court sur une clôture… nous sommes à deux pas du vignoble.

Dans ce jardin de petits recoins, l’invitation est à la détente. Bucolique à souhait, le lieu est à la fois « sauvage et entretenu ». Si Francine affirme qu’il n’est pas « bichonné », on s’y sent très bien car l’harmonie règne. Aucun produit de synthèse ne vient perturber les nombreux insectes qui butinent un peu partout. L’eau de pluie est récupérée, utilisée pour les traitements de la vigne et l’arrosage. Quatre moutons de la race Racka participent à l’entretien de l’espace.

Les convictions écologiques fortes des maîtres des lieux font de ce jardin un véritable outil de sensibilisation pour toutes les personnes qui passent par là : les clients de la cave, des gîtes et du bistrot.

« Ils sont heureux comme tout ! Les hôtes participent volontiers au compostage des déchets verts et nous avons occasionnellement des connaisseurs d’oiseaux et d’insectes. Ils peuvent se servir en herbes aromatiques et en fraises que nous avons plantées à leur attention.»

La forêt toute proche et l’orientation Nord de ce petit vallon apportent une fraîcheur bien appréciée en été. Qu’y avait-il ici avant ? « C’était des prés, un potager, un poulailler… et il y avait une carrière d’argile un peu plus loin ».

Je passe un temps certain à prendre des photos dans ce jardin où l’on va de surprise en surprise…

Merci Francine pour cette charmante visite !

Coups de cœur :

• les parfums fleuris qui flottent dans l’air.
• La toiture végétale de la cave : lumineuse, colorée et vivante.
• Le plessis rustique en branches de châtaignier.
• Le tronc massif et entremêlé de la glycine.
• le portillon bleu tout en haut du jardin.
• La vigne libre de grimper dans les pêchers.
• Les chats en céramique postés dans les jardinières qui ornent les fenêtres de la façade.
• Le ballet sonore des hirondelles de fenêtres.

La Grainothèque de la vallée de la Weiss : c’est parti !

« L’abondance et la profusion des graines invitent naturellement au partage »

Nos jardins regorgent de belles et généreuses plantes, qu’il s’agisse de fleurs, légumes, céréales ou encore aromatiques. Et si nous partagions tous ces trésors ? C’est ce que vous propose l’association Pas à Pas, vallée de la Weiss en Transition par la mise en place d’une Grainothèque. Des boîtes à semences sont installées dans les communes de Katzenthal, Kaysersberg Vignoble, Ammerschwihr, Labaroche, Le Bonhomme, Fréland, Lapoutroie et Orbey. Vous pouvez y déposer des sachets de semences de votre jardin et vous servir de graines récoltées par d’autres jardiniers.

La Grainothèque, c’est une initiative portée par l’association nationale Graines de Troc. L’objectif principal est de faciliter le partage de semences entre jardiniers amateurs.

Pour la réussite de cette opération, pensez à récolter des semences de votre jardin en quantité dès à présent ! Il suffit ensuite de les faire sécher et de les ensacher.
Sur le sachet (voir modèle de pliage sans colle ni agrafes plus loin), notez le nom de la plante (et la variété), sa hauteur, sa couleur, son exposition préférée, le lieu et la date de récolte. Le tour est joué : plus qu’à déposer vos sachets dans une des douze boîtes à semences de la vallée.

Il est important que vos semences soient bien sèches avant de les mettre en sachet.
Des conseils pour la récolte des graines sont disponibles avec chaque boîte et sur le site internet de Graines de Troc.

Bonnes récoltes et bon partage !

  • Où sont installées les boîtes à semences ?

Kaysersberg – Vignoble (Kaysersberg : médiathèque et hall office de tourisme / Kientzheim : boulangerie / Sigolsheim : en cours), Katzenthal (commerce local Au Champ de blé), Ammerschwihr (boulangerie), Fréland (maison de Santé), Lapoutroie (mairie), Labaroche (mairie), Le Bonhomme (mairie), Orbey (mairie et bibliothèque)

  • Plus d’informations :

– site et mail de l’association Pas à Pas, vallée de la Weiss en Transition: http://transition-pasapas.org/   ou pas-a-pas-transition@laposte.net

– site internet Graines de Troc : www.grainesdetroc.fr

– modèle de pliage d’un sachet de semences sans agrafes ni colle :
http://jardinexperimental.free.fr/trucs/sachetgraine/sachet-graine.htm

Au jardin de la bibliothèque d’Orbey…

Une belle et grande matinée de travail au jardin avec la fermeture d’une des extrémités de la serre et la finalisation d’une bordure à planter contre le grillage. Nettoyage des bandes de terre le long de la serre et semis d’engrais verts en perspective. Semis de haricots grimpants le long du grillage. Arrachage tous azimuts du liseron, une plante dont on arrive pas à se séparer !

Premier atelier Grainothèque

Par une belle matinée ensoleillée, nous avons entamé la décoration des boîtes à semences de la future Grainothèque. Nous étions 23 personnes (dont 10 enfants) avec du coeur à l’ouvrage et un plaisir partagé de se retrouver. Une belle ambiance et un projet qui avance à grands pas. Si tout se passe bien, les boîtes à semences seront mises en place cet été. Merci à toutes et à tous de votre participation et à bientôt pour un deuxième atelier en juin !

(Photos : Sébastien)

Chantier participatif au jardin de la bibliothèque d’Orbey

Une belle équipe et une super ambiance lors de ce chantier participatif qui s’est déroulé le samedi 14 mai dernier. Malgré une belle petite averse, nous avons bien avancé : désherbage (renouée, liseron), la serre est couverte, une bordure pour plantes grimpantes est terminée le long du grillage…
Les enfants de l’association La Courte Échelle (périscolaire Orbey) vont commencer les semis cette semaine si la météo le permet !
Merci à toute l’équipe – petits et grands – présente ce jour-là et rvous le samedi 11 juin pour le prochain chantier.

Pique-Nique au château du Hohnack le 24 avril 2016

C’est accompagnés du soleil et de giboulées que nous avons atteint le château du Hohnack à Labaroche.

Installés au pied des remparts nous avons partagé le pique-nique.

De 8 mois à 60 ans chacun a pu apprécier la tarte à la ratatouille, le cake au potiron et noix de cajou, l’humus, les muffins aux myrtilles, les gâteaux au chocolat, le café et le thé… au son du concertina.

Cette ballade a permis de nouvelles rencontres et les échanges sont plus faciles au rythme de la marche.

Merci à Sophie Martin pour ce bilan ainsi qu’à tous les participants pour ce moment de convivialité.

Portrait de Christophe, jardinier à Orbey

christophe

« Je mets toujours la tête au-dessus des clôtures de jardins pour voir ce que font les autres ».

Ce portrait est un défi tant le parcours de Christophe est riche et passionnant !

Tout commence auprès de son grand-père paternel qui avait un grand potager à Colmar. « Je garde l’image de mon grand-père en short, torse-nu dans son jardin. Je l’accompagnais à faire du jardin ». C’est dans ce même jardin que ce grand-père s’était caché avec succès durant la guerre pour échapper au front russe. Ses parents jardinent également. À quatorze ans, avec son père, il replante une vigne à la Waldeslust.
« J’ai fait le lycée agricole et j’ai été pris par cette ambiance. J’adorais la biologie animale et végétale ». À l’occasion de stages obligatoires, il découvre des fermes en Haute-Savoie et dans les Pyrénées.
Par la suite il obtient un BEP de garde-chasse. « J’allais voir les cerfs, les Grands Tétras et les canards au bord du Rhin ».

Pendant plusieurs années il fait partie des Scouts, expérience qu’il a « adoré », renforçant sa recherche d’autonomie.

Au début de sa vie professionnelle il est tour à tour ouvrier forestier, ouvrier viticole, ouvrier paysagiste. Il pratique le bûcheronnage et s’occupe d’une pépinière d’arbres forestiers. À cette même époque, il commence à s’intéresser à la biodynamie et assiste à des cours de jardinage donnés par Mme Salsch, une ancienne maraîchère de Colmar. « C’est parti de mon intérêt pour les forces cosmiques et de l’influence qu’elles me semblaient avoir sur la terre et les végétaux. »

Christophe aime apprendre et passer de la théorie à la pratique. Il se lance dans un BEP « Plantes condimentaires et médicinales ». Avant même d’avoir terminé son cursus, il est embauché à mi-temps dans une réserve naturelle située dans le secteur du Langenfeld. Il déménage alors à Buhl dans la vallée de Guebwiller. « Là, j’ai fait un grand jardin potager. Je me suis passionné pour le jardinage pour de vrai, j’étais accro. Je plantais des tomates sous la pluie parce que le calendrier des semis indiquait que c’était un bon jour, n’importe quoi ! Avec ma femme, nous avons remis un vieux jardin en culture au Remspach ».
Toujours prêt à découvrir de nouveaux horizons, il envoie une candidature spontanée aux Laboratoires Weleda qu’il a visité pendant son BEP. Il y est embauché comme herboriste. « Je me suis occupé des récoltes de plantes sauvages avec une équipe de saisonniers. Je suivais l’arnica de A à Z ». En 1997, il remplace le jardinier avec la charge de cultiver 140 espèces de plantes en biodynamie et de les transformer en teintures – mères. Il agrandit le jardin en orientant le jardin vers l’autonomie . « C’était une expérience très enrichissante car la direction me faisait confiance et me permettait ainsi d’être créatif dans une large mesure». D’autant plus qu’il visite de nombreuses fermes et jardins dans le cadre des visites entre adhérents du syndicat régional de biodynamie et participe à une étude universitaire sur l’impact de la cueillette et des pratiques agricoles sur les populations d’arnica du Markstein.

« J’apprenais aussi beaucoup avec les stagiaires », une phrase qui en dit long sur son ouverture, son envie de partager et de transmettre. Il était d’ailleurs aussi formateur à l’école de biodynamie d’Obernai.

Après 16 années chez Weleda, Christophe a l’opportunité d’occuper un poste vacant au Foyer d’Accueil Les Allagouttes à Orbey. Cette structure accueille des jeunes en situation de handicap âgés de 18 à 25 ans. Pour chacun d’entre eux, un projet d’atelier est élaboré à la rentrée : cuisine, boulangerie, jardinage. Le travail est planifié pour la semaine, ce qui a été fait est noté dans un cahier. Il s’agit pour ces jeunes de rentrer dans un rythme de travail pour devenir le plus autonome possible. En 2015, une équipe de quatre éducateurs a pris en charge 13 jeunes au jardin et c’est Christophe qui organise le travail. Les fruits et les légumes sont distribués pour être cuisinés dans chacune des quatre maisons du site.

« J’ai vu le potentiel de la terre en arrivant ici. Je suis passé d’une terre argileuse chez Weleda à un sol sablonneux à Orbey : une bonne dose de compost et c’est parti ! » D’un jardin tout en lignes, il passe dans un premier temps à des carrés de cultures qu’il trouve moins monotones. Il conserve les 5 terrasses existantes en y dessinant des courbes, améliore les accès pour les jeunes et incline certaines planches vers le sud pour favoriser l’ensoleillement sur les cultures. Déambuler dans ce jardin est un vrai bonheur. Même s’il dit qu’il fait « un jardin de fainéant », on imagine tout le travail accompli et en premier lieu le soin apporté à la terre (compost, engrais verts, couverture permanente…). Travail accompagné d’une curiosité permanente qui l’a tout récemment mené vers la permaculture, une approche qui s’inspire du fonctionnement des écosystèmes naturels.
Plus de 2h que je l’écoute avec grand intérêt et c’est avec cette phrase de Christophe que j’ai envie de finir  : « Il y a une belle correspondance entre le jardinage et le tango argentin : il faut savoir s’adapter en un quart de seconde aux qualités de la danseuse en écoutant la musique qui sans cesse évolue».

Comment jardine-t-on aux Allagouttes ?

Les surfaces : 30 ares de maraîchage, 30 ares de fruitiers, 500 m2 de serres-tunnels, 1 ha d’espace vert

Principes de culture : couverture permanente du sol (compost, mulch d’herbe tondue et séchée dans les allées, déchets de taille, fumier très pailleux…) ; paillage des cultures (sauf la salade et les choux à cause des limaces); rotations des cultures ; engrais verts (seigle, blé et vesce pour l’hiver, sarrasin, phacélie, avoine, pois, féverole, trèfle rouge pour l’été) ; fumier et restes de végétaux sur les planches sans engrais vert ; plantes désherbées laissées sur place ; arrosage avec tuyau poreux ou arrosage oscillant par temps sec ; aucun traitement , parfois des tisanes et des purins d’orties et consoudes. Et surtout : des techniques simples et efficaces de prophylaxie comme un voile sur les poireaux pour éviter la mouche, mulch de végétaux et de fumier pailleux ou binage classique selon la culture; beaucoup, beaucoup de fleurs disposées en mosaïques dans des zones dédiées (zinnias, cosmos, tournesols, capucines, roses, etc.) et en alternance avec les cultures en planches surélevées. Le sol est travaillé le moins possible. Utilisation principale de la grelinette et du râteau à foin, de la binette oscillante, du croc et du sillonneur. Le motoculteur est équipé d’une « fraise » et ne travaille jamais à plus de 8 cm de profond, uniquement pour affiner une terre qui sera semée ou pour incorporer en surface des engrais verts tondus et pré-fanés.

Un compost végétal en lasagnes : chaque semaine, il y a 4 poubelles de déchets de cuisine à recycler. Ces déchets sont disposés en couches alternées avec des matériaux secs (paille, feuilles). Le tas n’est jamais retourné mais bâché par une couverture en non tissé lourd et se transforme en un excellent compost au bout de 8 à 12 mois. Tamisé fin, il entrera dans un bon terreau qui servira pour les semis et les rempotages.
Un tas de fumier est stocké en permanence pour être utilisé frais en mulch lorsqu’il est pailleux ou laissé à composter sous une bâche en toile non tissée. Le fumier provient du centre équestre de Pairis ou des vaches de la ferme du Surcenord. Cela représente environ 8 tonnes de fumier par an.

Fleurs et fruitiers : au total 80 fruitiers et de nombreux arbustes qui produisent groseilles, cassis, mûres, myrtilles, framboises et caseilles. Entre 100 et 400 bouteilles de jus de pommes sont produites suivant la récolte de l’année. Christophe a planté des abricotiers et plusieurs pêchers au milieu des cultures. Au pied de chaque arbre, il plante des fleurs et prévoit d’installer un abri à insectes pour attirer les auxiliaires (carabes, perce-oreilles et coccinelles). Des perchoirs à rapaces seront mis en place. Un de ses objectifs est aussi de se former au greffage des arbres. Puisqu’aux Allagouttes les figuiers produisent un peu, il va planter des kiwis et des kakis.
Les serres : elles abritent des courgettes, des salades, de la mâche, du navet, de l’épinard, du concombre, du haricot, des betteraves, du persil et une impressionnante quantité de basilic qui embaume. Des vignes poussent à l’intérieur. Christophe a le projet de rallonger la saison en cultivant davantage de plantes résistantes au froid, grâce au rajout de voile de forçage sous la serre.

Une petite pépinière d’arbustes : elle accueille boutures, semis de pommiers et autres marcottes de fruitiers en tous genres (pommier, cognassier, poirier, abricotier, pêcher, fraisier, raisin muscat et chasselas framboisier, mûres, cassissier, caseille, lilas, seringat, rosiers variés, noisetier, saules pour la vannerie …). C’est infini ou plutôt jamais fini, toujours changeant au gré des rencontres, humaines surtout !
Récoltes : 300 kgs de poireaux, 200 kgs de patates, 200 pieds de tomates et les kgs qui vont avec, 75 salades par semaine (d’avril à novembre), 40 kgs de fraises, 30 kgs d’asperges, potimarrons, fenouils, choux- raves, de Bruxelles, blancs, rouges, pointus, frisés, brocolis, céleris boule et branche, cardons, arroches, épinards, navets, radis roses et radis noirs, betteraves, concombres, courgettes, hysope, serpolet, romarin, sauge, livèche, poivrons, aubergines, mâche, oignons, échalotes, ail, bettes, haricots, petits pois, menthe, mélisse, estragon, rhubarbe, thym, verveine, oseille, ciboulette etc.
« On va dire qu’il n’y a que les carottes et les panais que nous ne cultivons pas pour l’instant car leur culture est trop délicate par rapport aux capacités de travail qu’ont nos jeunes actuellement. Tout est distribué dans 4 maisons, y compris au Surcenord. Si la production du jardin ne couvre pas les besoins toute l’année, elle contribue grandement à la consommation de fruits et légumes frais et sains. »

Ce grand jardin est magnifique, bravo à tous les jardiniers et toutes les jardinières des Allagouttes !